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[Avent] Objectif 2018

Pour boucler cet Avent de 2017, on va parler... de 2018 !

Dites-nous tout !
Quel sont vos grands espoirs pour 2018, quelles séries attendez-vous de pied ferme, pour quel film êtes vous au taquet pour prendre les places, quels livres sont déjà précommandés ?!

Avent (22) : Barakamon de Satsuki Yoshino

Barakamon est avec Hunter x Hunter, mon manga préféré. Du coup, je me suis dit que ça pouvait peut-être être intéressant d'en parler.

Qu'est-ce que c'est ?
Barakamon est un manga tranche de vie composé de 16 tomes (14 en français chez ki-oon). Il existe un anime de 12 épisodes mais je ne l'ai pas regardé donc je peut difficilement vous en parler. Je sais seulement que c'est plutôt fidèle.



L'histoire :
Seishû Handa, jeune calligraphe talentueux, s'énerve contre la mauvaise personne et est donc envoyé par son père sur une petite île perdue. Là-bas le jeune homme compte bien pratiquer son art dans le calme malgré la rusticité de son habitation. Toutefois, c'est sans compté sur les quelques enfants du villages qui avaient pris la maison en question pour repaire et qui ne sont pas décidés à laisser le calligraphe en paix.

Les personnages :

Seishû Handa :
Asocial, obsédé par la calligraphie, il s'attache toutefois bien plus vite aux habitants du village qu'ils l'auraient pensés. Appelé "Maître" par tous à cause de son métier, c'est surtout un incapable, qui ne sait pas se faire à manger sans se couper. Toutefois, il faut lui reconnaître une vraie détermination quand il s'agit de son métier. Enfin au début...
Il apprend beaucoup tout au long du manga.
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Naru :
Fillette de 6 ans pleine d'énergie. Elle adore les scarabées, les jeux en plein air et embêter Handa. Elle est d'ailleurs celle qui squatte le plus chez le calligraphe et au fil du temps les deux développe une jolie relation. Elle vit chez son grand-père.

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Hiroshi Kido :
Lycéen, il est le fils du chef du village. Tout d'abord opposé à l'idée que sa mère fournisse des repas au calligraphe, il finit par proposer de le faire lui-même en voyant le désastre. Malgré sa teinture blonde, Hiroshi est la définition du gars moyen et n'est en rien en délinquant. Au contraire même, pendant longtemps il a été l'enfant le plus âgé du village et donc a appris à prendre soin des autres.

Miwa :
Collégienne et sportive, Miwa est avec Naru celle qui aime le plus embêter Handa.

Tama :
Meilleure amie de Miwa, Tama rêve de devenir mangaka. Elle a déjà commencé un certain nombre de projets qui ont généralement en commun d'être plutôt horrifique. C'est également une vraie fujoshi : un secret qu'elle cherche à garder à tout prix. Toutefois, depuis qu'elle a surpris Handa et Hiroshi dans une position un peu équivoque, c'est devenue assez difficile pour elle de cacher ses rêves (Et je la comprend tout à fait).

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Hina :
C'est la meilleure amie de Naru. Elle a un caractère bien différent, beaucoup moins aventureux notamment, et elle n'hésite jamais à pleurer quand quelque chose la dérange ou quand elle veut quelque chose.


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Aki :
C'est le petit frère de Tama. Si au début il est présenté comme très intéressé par les jeux vidéos, c'est surtout un garçon très intelligent. Grâce à cela, il parvient d'ailleurs à entrer dans les grâces de Kawafuji (qui n'a pas l'air d'avoir trop de problème à demander des conseils à un gamin de 11 ans). C'est plus ou moins le personnage le plus posé du village.

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Kawafuji :
C'est le meilleur ami de Handa et également celui qui est chargé de vendre ses oeuvres. Vrai citadin, il a autant de mal qu'Handa a s'adapter à la vie dans la campagne. Sinon il est plutôt social et a une personnalité bien différente de celle du calligraphe.

Et je vais finir là parce que sinon j'y suis encore demain. Il y a énormément de personnages intéressants mais je suis certaine qu'ils le seront encore plus si je vous laisse les découvrir par vous même.

Pourquoi j'aime ?
Parce que c'est drôle, que ça met de bonne humeur et que je ressors rarement déçue de ma lecture du manga. Le titre "Barakamon" signifie "avoir la pêche" est c'est l'effet que me fait le manga.
En plus, maintenant je suis vraiment attachée aux personnages et j'ai vraiment envie de savoir ce qu'ils deviennent (même si j'ai mes propres opinions à ce sujet).
Enfin, on apprend beaucoup sur la vie et les traditions des petits villages japonais et ça c'est toujours cool :)

Quoi d'autre?
Une préquelle a également été écrite (et animée) : Handa-kun. Elle raconte les aventures du futur calligraphe alors qu'il est encore au lycée. C'est tout aussi amusant mais beaucoup plus WTF.

Et voilà c'est tout pour moi :) J'espère que cette petite présentation vous incitera à jeter un coup d'oeil à ce magnifique manga !



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[Avent] Vampires en toute intimité

Aujourd’hui je vous parle d’un faux documentaire assez marrant, disponible sur Netflix, que j’ai découvert cette semaine.



Vampires en toute intimité (What We Do in the Shadows en VO) est une comédie horrifique néo-zélandaise filmée sous la forme d’un documentaire. Ce film est réalisé et écrit par Taika Waititi (oui, le réalisateur de Thor !) et Jemaine Clement, qui en sont également les vedettes.




Une petite photo de famille : de gauhe à droite en commençant par le haut : Vladislav, Deacon, Petyr le doyen de la colloc, Viago, NIck et enfin Stu, le pote humain

Ce documentaire parodique est volontairement réalisé avec des effets spéciaux d’une qualité douteuse et une esthétique caméra à l’épaule un peu artisanale… Et c’est ma foi un bon délire, très marrant dans son portrait parfois loufoque, plutôt attachant et toujours complètement looseur d’une coloc de vampires qui ont du mal avec la modernité.



Un poster à l'ancienne avec nos zéros

Comment fait-on quand on est vampires depuis des siècles et qu’on doit discrètement vivre en coloc en 2015 dans la banlieue de Wellington ?
C’est ce que nous propose de découvrir une équipe de documentaire, en partageant l’intimité d’une bande de potes suceurs de sang ! Vladislav, Deacon, Viago et Petyr nous ouvrent les portes de leur cœur et celle de leur quotidien un tout petit peu complexe.
Comment organiser les tours de vaisselles sur 5 siècles ? Comment rentrer en boîte de nuit en redingote et chemise à jabot ? La vie éternelle, est-ce vraiment si cool ? Doit-on forcément traiter son esclave comme un esclave ? Un humain peut-il aussi être un ami et pas un diner ? Comment éteindre un pote vampire qui a pris feu sans extincteur ? Est-ce vraiment une bonne idée d’insulter les loups-garou quand on les croise ? Comment dévorer une fille sans lui faire passer une trop mauvaise soirée quand même ? Comment se retenir de casser la figure à Nick, apprenti vampire super sympa mais super pas discret ?
Autant de questions auxquelles ils n’ont pas forcément les bonnes réponses !





Viago (Aymeric en VF), le vampire dandy joué par Taika Waititi qui cabotine à mort


Je l’ai regardé en VO, mais la version française est à noter car au lieu d’être une pure adaptation, elle réécrit un peu le film (tout en restant dans les grandes lignes) dans la plus grande tradition des VF à la con qui subbliment parfois l’oeuvre d’origine…
Cette VF est écrite et dirigée par les spécialistes du détournement Nicolas et Bruno, (les types de Amour, gloire et débats d'idées et Message à caractère informatif) avec notamment les voix d'Alexandre Astier, Fred Testot et Bruno Salomone… De Wellington le scnéar se déplace à Limoge, Petyr le Vampire millénaire devient Bernard, le p’tit jeune chiant est JC plutôt que Nick, et tout à l’avenant… J’en ai écouté un bout par curiosité et j’avoue, elle est plutôt sympa, ça rajoute de l’humour, ce qui ne manquait déjà pas, et ça colle tout à fait à notre bande de vampires un peu débilos et pas glamours pour un sous !

[Avent] Rec : Made in Abyss

Je ne sais pas vous, mais parfois j'aime une histoire d'aventure. Pas de baston, pas de personnage perdu par accident dans un milieu hostile, mais avec de vrais aventuriers, préparés, pour repousser les limites des connaissances humaines, et découvrir la partie encore inconnue du monde.

Dans l'univers de Made in Abyss, un trou profond a été découvert au milieu d'une île. Environ un kilomètre de large, plusieurs kilomètres de profondeur, on y trouve des animaux étranges et des restes d'une civilisation disparue. Un champ de force déforme la lumière, fait que l'intérieur est à peu près éclairé... mais aussi qu'il est impossible d'observer le fond.

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Des explorateurs sont partis au fond, mais une forme magique de l'ivresse des profondeurs, la "malédiction de l'Abysse", fait que même si descendre ne pose aucun problème (à part les parois verticales, et les monstres, etc, vous voyez ce que je veux dire), remonter provoque de graves troubles physiques et mentaux.

L'héroïne, Riko, a 12 ans et rêve depuis sa plus petite enfance d'être une de ces aventuriers, comme sa mère avant elle ; elle va dans une école spécialisée sur ça, et fait régulièrement des explorations au premier niveau. Mais au début de l'histoire arrivent deux évènements qui vont mettre le scénario en branle.

D'abord, elle découvre un robot humanoïde lors de ses recherches, qui est une relique (de la civilisation disparue de l'abysse) si rare que personne n'en a jamais vue. Mais comme il est sentient, plutôt que de le montrer à ses professeurs, elle choisit de le faire passer pour un humain et de s'en faire un ami. Il ne se rappelle rien de son passé, et Riko le nomme Reg.

Ensuite, l'académie reçoit un paquet de sa mère, porté par un ballon ascendant. En plus des descriptions de nouveaux monstres et obets inconnus, il y a un message "Je t'attendrai au fond de l'abysse", que Riko prend tout de suite pour elle.

Et cela la pousse, sans l'accord de ses professeurs, à partir tout de suite, pendant que sa mère est encore en vie et peut encore écrire (mais est trop bas pour jamais remonter)

Riko est incroyablement déterminée et connaît par coeur toutes les créatures connues de l'Abysse, celles qui vous tuent et comment les éviter, celles qui se mangent, etc. Reg, lui, est très fort, a des bras qui s'allongent, et, grâce à sa nature de robot, est immunisé à la malédiction. Malgré leur jeune âge, ils forment une équipe très efficace... mais plus ils descendent, plus ce qui est attend est dangereux.

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J'ai complètement accroché à l'anime. La fin n'est pas une vraie fin, seulement celle d'un arc, mais je compte lire le manga, et regarder la saison 2 si et quand elle existe.
Les persos sont sympathiques et touchants, mais surtout le worldbuilding est impressionnant. J'adore ce que l'auteur fait avec les détails de l'écosystème, j'adore les concepts et les designs des différents niveaux, j'adore aussi le body horror sur la malédiction de l'Abysse. J'aime aussi le contraste entre comment on voit les aventuriers les plus mythiques à la surface et la réalité quand on les rencontre.

Points négatifs : je pense que le contraste entre le design mignon et les aventures parfois très sombres peuvent facilement mettre mal à l'aise, surtout que cela devient de pire en pire.
Aussi, l'auteur a un fétiche bizarre sur les fluides corporels. Je peux comprendre le sang, les larmes dans les moments émouvants, limite les sucs des différents animaux et plantes, le vomi comme effet secondaire négatif de la malédiction, mais les passages qui impliquent de l'urine sont un peu exagérés pour moi, même si tout cela s'insère bien dans le scénario.

Je suis, je dois l'avouer, une énorme amatrice de romance. Et plus encore de romance M/M pour un tas de raisons. Seulement voilà les yaois c'est cool mais il y a quand même pas mal de clichés dont certain me font vraiment grincer des temps (le viol pré romance non merci :)). Du coup quand sur mes sites de scans sont arrivés les webtoons coréens et chinois, j'ai tout de suite accroché. (Même si avouons le il y a également pas mal de cliché et tout est assez loin d'être safe). 

Le + :

Généralement c'est en couleur <3

Le — : 

Pour les mangas chinois surtout, je paume pas mal avec les noms des personnages (vu qu'en général ils en ont 3 et que je trouve qu'ils se ressemblent un peu). Du coup au début j'ai du mal à tout cerner.

Recommandations :

Tamen De Gushi (GL) de Tan Jiu:

Manga tranche de vie, pleins de petites scénettes qui raconte l'histoire d'amour entre deux lycéennes de lycées différents. C'est fluffy et drôle. Et cute. Après si je devais définir un défaut c'est que ça avance assez lentement et que les chapitres sont assez courts.

19 Days (BL) de Old Xian :

Du tranche de vie aussi, cette fois c'est l'histoire entre deux garçons (ou 4 vu qu'il y a un autre duo qui prend de plus en plus d'importance), amis d'enfance et l'un est amoureux de l'autre. C'est un peu étrange parfois et le ton très léger du début et peu à peu assombri mais en règle général ça reste mignon. 

At the end of the road (BL) de Haribo : 

Read more...Collapse )

[Avent] Bollywood, c’est la vie

Je ne dirai pas que je suis tombée dans Bollywood quand j’étais toute petite. J’ai découvert ça assez tard et des copines ont du faire mon éducation à grands coups de classiques indémodables, mais une fois que l’on a chopé le virus, c’est très dur de s’en débarrasser. Ne jamais regarder un seul de Bollywood de sa vie, c’est rater tout un pan de la culture populaire, c’est manquer l’occasion de verser des torrents de larmes et de hurler de rire devant son écran, bref, c’est mourir un peu. Alors, je suis gentille et, non seulement je vous explique ce que c’est, mais je vous en conseille quelques-uns. Et je mets même des extraits vidéos en prime, car il y a des choses qui faut voir pour y croire. Ralala, je suis vraiment cool !


Bollywood, c’est quoi ?

Les indiens, c’est des marrants. Ils aiment bien le cinéma Hollywoodien, mais ils trouvent que ça manque de punch, de couleurs, de musique, de danse, un peu de tout quoi. Alors, ils ont créé le cinéma Bollywoodien. Attention, Bollywood, ce n’est pas tout le cinéma indien, il y a toujours des pètes-secs pour faire du cinéma d’auteur, des trucs intellos que personne ne regarde à part en Europe (ils sont bizarres, les européens), mais c’est quand même la majeure partie de l’industrie cinématographique.

Pour faire une description simple, un film Bollywood se caractérise par la présence de scènes chantées et dansées intercalées dans le film, type comédie musicale – mais pas toujours. Et puis c’est trop réducteur. Bollywood, c’est surtout le bruit, la fureur, la folie, des sentiments exacerbés jusqu’à la passion ou le ridicule, des acteurs en roue libre rivalisant de sur-jeu, des décors grandioses, magnifiques et souvent joyeusement kitch. Bollywood fait tout, Bollywood ose tout, y compris des trucs que le cinéma américain n’ose plus faire depuis des décennies. Et ce dans tous les domaines : romances, policiers, films sociaux, comédies…

Bien sûr, il y a du bon et du moins bon, voire de l’ultra médiocre, mais, chez Bollywood, même le médiocre est fun à condition de le regarder dans le bon état d’esprit. A noter qu’un bon Bollywood ne ressemble en rien à un bon film européen ou américain. Ce qu’on demande à un Bollywood, c’est d’être drôle (souvent involontairement), joyeux, euphorisant avec des scènes de danse ébouriffantes et des chansons qu’on a envie de brailler dans la rue.



Pour débuter, en voici quelques-uns vraiment bons :

La famille indienne : classique des classiques, le film qui a popularisé Bollywood à l’étranger. Drame familial lacrymogène au possible et rayonnant à la fois avec un casting de super stars : Amitabh Bachchan (appelé aussi familièrement « Dieu le Père »), Shahrukh Khan (demi-dieu et sexe symbole national), Kajol… Parfait pour débuter et se revoit sans faim.



Om Shanti Om : histoire d’amour, de réincarnation et de fantômes dans le monde des acteurs et du cinéma indien. Le scénario est complétement nawak, mais on s’en fout car l’ensemble est incroyablement distrayant, la musique à sauter au plafond et les actrices magnifiques. Bollywood s’y moque gentiment de lui-même et ça, c’est toujours agréable.


New York Masala : Comédie romantique à New York inspirée très librement de Cyrano de Bergerac. Si, si, je vous jure ! Parce que je vous l’ai pas dit mais Bollywood est spécialisé dans les pastiches éhontés. Triangle amoureux, querelles de familles, horribles grands-mères castratrices et mères courage. Fin dramatique mais qu’est-ce qu’on se marre tout de même !


Swades : Film social et engagé, comme quoi, faut s’attendre à tout… Où un scientifique américain revient dans son village natal et redécouvre ses racines. Pas le plus amusant des films du genre et pas celui doté de la bande son la plus fun, mais assez original pour retenir l’attention. Image superbe, ça aide.


Comment ça, il y a tout le temps Shahrukh Khan ? Ben oui, moi, j’aime bien Shahrukh Khan. Il joue comme un pied, mais quel charisme et quelle prestance sur scène ! Et qui pourrait résister à ses airs de chiot mouillé ?


Très cons mais très drôles :

Dhoom : série de films policiers, tous plus débiles et géniaux les uns que les autres. Un terrible gang de livreurs de pizzas brave les forces de la police. Les scènes d’actions sont incroyables, l’histoire complétement idiote, les acteurs font n’importe quoi… Et pourtant, c’est génial. Il faut, bien entendu, avoir une certaine résistance au mauvais goût, mais à voir avec des potes et de la bière, ça vaut son pesant de cacahouètes.


Koi… Mil Gaya : mélange décomplexé de « Forest Gump » et « ET ». Les scénaristes trouvant décidément ET trop moche, on inventait Jadoo, un mixte de Pokémon, de carpe et de bébé tortue. Nul doute que sous ses airs candides, il cherche en vérité à conquérir le monde et à instaurer un règne de terreur, mais personne n’a l’air de s’en rendre compte. Kitchissime mais très amusant. Involontairement bien sûr.


Krrish : film de super héros (je vous l’avais dit qu’il fallait s’attendre à tout…) qui serait honteux s’il n’était si drôle. Méchant scientifique mégalo, belles nanas pas farouches, héros bodybuildé et con comme un navet. Les séquences nanar où le héros suit son entrainement sont particulièrement jouissives, ainsi que les monologues à répétition du méchant.



Découvrir Bollywood, c’est l’adopter !
Vous êtes avertis…

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[Avent] Série TV : Sweet/Vicious

(Il y a encore des trous sur le calendrier de l'Avent ! C'est le momment ou jamais si vous avez des recs ou du squee sous le coude ! ;) )



Grande surprise que cette improbable et pourtant excellente série MTV (comme quoi, tout est possible) de dix épisodes qui raconte les aventures de deux étudiantes américaines dans une université comme les autres... sauf que Jules et Ophélia combattent le crime sur leur campus en retrouvant et tabassant les violeurs injustement innocentés.

Un sujet sérieux donc, et traité comme tel… et pourtant la série est aussi drôle, punchy, et aborde avec justesse ce sujet difficile.




Elle est portée par l'amitié improbable d'un duo délicieusement disparate : Jules, profile type de la cheerleader blonde membre d’une sororité, qui sublime le traumatisme de son viol dans la violence est un soir surprise par Ophelia qui sous ses airs de fumeuse de weed indigente et ses cheveux verts est une hackeuse brillante qui rêve d'en découdre... Ophelia ne tarde pas à se convaincre de l'existence d’un justicier sur le campus puis à découvrir sa véritable identité… et ne demande rien de mieux que de rejoindre Jules dans sa croisade, au grand damne de cette dernière !
Clairement, si la construction de leur amitié et l’évolution de leur relation ne fonctionnait pas, la série ne fonctionnerait pas non plus… Mais l’alchimie est là, et malgré des frictions nos deux apprenties justicières vont vite se retrouver embarquées dans le même bateau, liées par une bavure qui va les poursuivre.


Ophélia reste clairement mon personnage favori : pétrie de référence geeks, extravertie mais aussi maladroite et excessive, ses bonnes intentions peuvent facilement se retourner contre elle, et son sens moral plutôt sélectif en font le contrepoint parfait de Jules dont l'apparence de première de classe se fissure progressivement et cache un mélange de rage froide mais aussi de grande vulnérabilité.

Ajouter à ça un très bon casting de personnages secondaires qui contribuent à apporter de la nuance au propos, et vous avez une série qui vaut le détour.


Harris, étudiant en droit et meilleur amis d’Ophelia n’est pas dans la confidence… et est férocement opposé au fait de prendre soi-même la justice en main, surtout par la violence. Les choses se compliquent encore quand il se met à enquêter sur la série d’agressions qui a frappé récemment le campus… et dont il est persuadé qu’elles sont liées.


Kennedy est la meilleure amie de Jules ainsi que l’une de ses colocataires dans la sororité Zeta Zeta Psi dont elle est aussi la présidente. Bien qu’elle soit manifestement brillante et très attentionnée, Kennedy n’est pas au courant de ce qui est arrivé à Jules… ni du fait que le violeur de cette dernière est son petit-copain Nate. Ce secret dont elle ignore tout mais qui modifie évidemment le comportement de Jules pèse beaucoup sur leur relation, et et l’un des enjeux de la série. J’ai trouvé l’évolution et les réactions de son personnage très juste.

La série est très informée par l'actualité semi-récente comme le scandale Brock Turner (ce jeune athlète qui avait été condamné à une peine très légère pour le viol d’une jeune femme inconsciente car le juge ne voulait pas “gâcher sa vie”) et plus généralement sur la culture du viol et les problèmes systémiques d'agression sexuelle sur les campus américains. Le ton est du coup très juste, ainsi que toutes les réactions des différents intervenants, que ce soit au sein de la police du campus, des conseillers, des autres élèves…

Du coup la violence de Sweet/Vicious a nécessairement un aspect cathartique, mais ce dernier est conscient et fréquemment remis en question : par les objections morales de Harris, mais aussi au fil de l’écriture de Jules elle-même, qui souffre encore de son agression et qui utilise sa croisade comme un exutoire pas toujours très sain... Même le fait qu'elle soit finalement prête à se lancer dans une nouvelle relation n'efface pas le traumatisme, et cet aspect est dépeint avec nuance et subtilité.
Sweet/Vicious date de 2016, et la série puise je crois dans le réservoire de colère muette et parfois inconsciente des femmes (et nottament des jeunes femmes)  sur les sujets de violence sexuelle, le même réservoire qui a produit le mouvement Metoo, et elle canalise cette collère dans son exutoire le plus fantasmé : une violence physique qui a un goût de retour de bâton bien mérité... tout lui établissant des modalités et des limites... Rien que pour ça je trouve que c'est une série fascinante d'un point de vue culturel.



On parlait au début de l'Avent de Femslash, et il m’est apparu que Sweet/Vicious est une série qui s’y prête très bien de par le nombre important de persos féminins pricipaux, et des relations assez intenses et lourdes de passif entre elles.
Même si Kennedy n'est pas de reste, Ophélia et Jules sont le couple le plus évident : elles sont toutes les deux dans des relations hétérosexuelles à la fin de la série, mais Ophelia est canoniquement bi et on sent bien qu'au début elle a un méga hero-worship sur Jules, qui se transforme progressivement en amitié, mais il reste un petit aspect  de dévotion... Et ce qu'elles font est dangereux, et vu l'historique (spoilers ! je ne peux rien vous dire !), je ne pense honnêtement pas que la relation de Jules puisse durer car les bases sont assez gangrenées par les mensonges dès le début malgré leur relation plutôt mignonne ! C'est d'ailleurs l'un des aspects qui me gène au final le plus sur la fin de la série, l'abscence de conscéquences et de morale sur ce point précis...
A préciser aussi que la productrice de la série a dit dans une interview que si la série s'était poursuivie, elle l'aurait peut-être fait s'achever sur Ophélia se dénonçant afin d'endosser tout le blâme et de permettre à Jules d'être libre... On y lit ce que l'on veut. ^^

Évidemment, il faudrait qu'une romance entre elles soit très bien écrite, et que les implications du viol de Jules ne soient pas balayées... Parce que que ça aurait forcément des implications sur le fait d'entrer dans une relation lesbienne, qu'il y aurait pas mal de questions et de sujet que ça soulèverait... Mais bref, c'est très envisageable !


Je regrette la fin un peu idéaliste et le fait que certains sujets passent au final un peu à la trappe, mais cela peut-être mis sur le compte du fait que la série n'ait finalement pas été reconduite et ça n'enlève pas à sa qualité.
J'ai beaucoup parlé des points plus sérieux, mais encore une fois, c'est une série avec beaucoup d'humour, pas mal d'action... et du punch, parfois très littéralement !
Sweet/vicious est une série à part qui tient assez de l'ovni et mérite qu'on lui laisse sa chance !
Okay alors NE FUYEZ PAS ! Je sais que le titre a l'air compliqué et tout, mais Dirk Gently est une super série (dispo sur Netflix - la saison 2 est en cours).


La série démarre avec Todd. Todd (qui est joué par Elijah Wood, oui, on parle bien de Frodon) est une jeune homme qui travaille comme groom dans un hôtel, qui a des problèmes d'argent, pas d'amis, pas de relation romantique, et une soeur handicapée par une pathologie étrange.

Démarre alors une journée étrange : son proprio démoli sa voiture en hurlant des trucs incompréhensibles à propos du loyer, alors Todd prend le bus, croise un corgi sans collier, console une femme éplorée à moitié nue, rencontre son double au détour d'un ascenseur, et finalement ouvre la porte d'une des suites de l'hôtel pour découvrir plusieurs cadavres mortellement démembrés...par un requin. Qui a disparu de la scène de crime d'ailleurs.


La série est un chouilla barrée. Nan, juste un chouilla hein XD

Evidemment, il est interrogé par la police, et quand il rentre chez....un mec étrange est en train de pénétrer chez lui par sa fenêtre. C'est Dirk Gently, et il se dit "détective holistique".


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Official cinnamon roll

Qu'est-ce que ça veut dire holistique ?
C'est l'adjectif dérivé de l'holisme, une d
octrine ou point de vue qui consiste à considérer les phénomènes individuels ou particuliers comme faisant partie de la totalité dans laquelle ils s’inscrivent (cf wiktionnaire).


Le corgi, super important le corgi

Alors, avant que vous ne vous disiez, comme moi au début, que Dirk est une sorte de Sherlock Holmes farfelu....vous avez tout faux.
Dirk n'est pas un détective. C'est un dork qui essaye d'être détective. Il n'est pas "incroyablement intelligent", il n'est pas "sociopathe à haut potentiel" : il est normal, il est gentil, il est un peu à côté de ses pompes et c'est une pile électrique.
Ah et il n'est pas spécialement classe ou héroïque, ni Todd d'ailleurs (qui est un peu le perso principal, alors que la série porte le nom de Dirk). Ils sont un peu losers tous les deux, et c'est ça qui est cool. La série n'est pas dépourvu d'humour, et pose sur ses personnages un regard à la fois plein de tendresse et d'amusement...ce qui ne l'empêche pas de leurs en faire voir des vertes et des pas mures...

Donc voilà pour notre intro : Todd se retrouve avec ce type zarb sur les bras, qui tient absolument, nulle ne sait pourquoi, à devenir son BFF. Leur bromance les gens, elle vaut le coup d'oeil, ça c'est sûr, mais c'est pas tout :

- L'histoire est pleine de rebondissements absolument ahurissants et difficiles à voir venir tellement c'est WTF. Mais à la fin, tout prend sens. Parce que tous les éléments qui n'ont l'air d'avoir rien à voir finissent pourtant par s'emboîter en une image globale parfaite. L'écriture de la première saison est extrêmement millimétrée.

- L'esthétique de la série est très réussie, l'image est léchée, surtout au niveau de la lumière. Très jolis jeux de couleurs, les plans sur les visages...

- Les acteurs sont très bons dans l'ensemble, mention A+ pour l'actrice de Bart et Elijah Wood (mais bon, Elijah Wood en même temps...)

- Les persos féminins : Farrah est une garde du corps badass qui ne croit pas en elle mais qui est littéralement le Rambo de la série. Amanda, la soeur de Todd, traverse sa pathologie au début avec désespoir, mais trouve la force de se battre en rencontrant des personnes qui vont changer sa vie.

Hello Farrah Black



Amanda : she's beauty, she's grace, she's kicking you in the ass (et son crew va regarder)

Et pour finir...Parlons un peu de Bart.

Bart est une jeune femme encore plus timbrée que Dirk. Elle est crado, parle avec une voix rocailleuse - comme si elle n'avait pas l'habitude de parler à des gens - et elle est....une assassine holistique. Qu'est-ce que c'est ? Quel lien avec le détective ? Roh bah je vais pas tout vous spoiler non plus hein !
Bart est super adorable en fait. Bon, c'est aussi une tueuse qui semble dénuée d'émotions, mais c'est là qu'est l'exploit de la rendre attachante. En tout cas, il n'existe sans doute aucune force sur Terre capable de l'arrêter...


Bart, la Force de la Nature

Cette série est librement adaptée d'une série de bouquins de Douglas Adams (le papa du fameux H2G2 : Le Guide du voyageur galactique...que j'ai absolument pas lu et dont j'ai détesté l'adaptation filmique à laquelle j'ai absolument rien panné), et il existe une série BBC anglaise.
A noter que la série est gay friendly.
J'avais envie, alors je vous met une photo du créateur Max Landis avec le cast de la sérieCollapse )

PS : la série contient aussi un chaton noir tout mignon, Julian McMahon (Cole de Charmed), une rockstar, des vampires, un beau paquet d'ampoules, un flic qui en pince pour son partenaire, une unité secrète de l'armée, des pièges mortels, un manteau en fourrure de yack et une secte New Age

[Avent] Rec : Class

Class est un spinoff de Doctor Who, qui se passe dans le lycée ou Clara et Danny, et beaucoup plus tôt Ian et Barbara, ont enseigné. Malgré une brève apparition du (12e) Docteur, cela peut se voir sans avoir suivi Doctor Who, en connaissant juste vaguement le principe.

Dans ce lycée, il y a quelques fissures dans l'espace-temps... elles sont très fines, d'habitude, mais il se trouve qu'un alien y passe de temps en temps. Avec la plupart des personnages qui sont des ados et combattent des phénomènes surnaturels, cela a un petit côté Buffy, et d'ailleurs un des personnages plaisante dessus à un moment. Avec des adolescents qui cherchent leur place et qui ont des problèmes réels, personnels ou sociaux, à côté des problèmes d'aliens.

Mais cela a aussi son atmosphère bien à soi, avec des thématiques spécifiques. L'une d'entre elle est sur les différentes façons de gérer le deuil, l'autre est sur l'impression que chaque personnage a d'être un exclu même au sein de son groupe, et il y a de grandes interrogations morales sur la vengeance, le meurtre préventif, la responsabilité et la culpabilité. Et j'aime beaucoup comment ils sont traités. C'est vraiment un de mes coups de coeur de l'année.


Et maintenant, je vais parler des personnages, parce que c'est quand même un des gros intérêts de la série. De gauche à droite, je vous présente :

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* Ram Singh. Un joueur de football prometteur, qui au début de la série a tendance à traiter les autres de nerds. C'est un Sikh qui, contrairement à son père, ne pratique pas. Au passage, son père est le meilleur père de tout l'univers de Doctor Who.
Mais dans le premier épisode, sa petite amie se fait tuer, sa jambe se fait arracher, et même si le Docteur lui en offre une artificielle, il se met à avoir une dent personnelle contre les aliens

* April MacLean. Une fille au coeur d'or en apparence, mais d'un grand courage et beaucoup plus tourmentée qu'elle en a l'air avec ce qui est arrivé avec ses parents quand elle était petite, et pour ce qui va arriver à son coeur... disons que c'est compliqué. A un moment, cela implique des grands cimeterres. Je ne vais pas tout spoiler.

* Charlie Smith. Ce n'est pas son vrai nom, ce n'est pas sa vraie apparence. Charlie est un prince extraterrestre dont l'espèce entière a été anéantie par des créatures des ombres, et maintenant, ils le cherchent pour finir le travail (mais pas seulement pour ça). C'est un personnage moralement ambigu, qui a été élevé de façon très privilégiée, qui combat des idées de revanche brutale, et je le trouve très bien écrit.

* Matteusz Andrzejewski. Au début, il ne fait pas entièrement partie de l'équipe, c'est juste le petit ami de Charlie. Et puis leur relation devient plus sérieuse, et touchante, malgré ses problèmes. Matteusz est un immigré polonais plutôt doux mais avec des principes extrêmement solides. Leur relation m'a semblé avancer un peu trop rapidement au début, mais bon, elle est très bien faite sinon.

* Miss Quill est elle aussi une alien sous couverture (de prof de physique), de la même planète de Charlie, mais pas de la même espèce. En fait, leurs espèces étaient en guerre, et Miss Quill avait été condamnée pour actes de terrorisme à devoir servir Charlie. Si elle essaie de le tuer, ou même si elle le laisse mourir, elle meurt aussi. Autant dire qu'elle déteste sa vie, parce qu'elle en aurait très envie.

* Tanya Adeola. Une adolescente surdouée (elle est dans la même classe que les autres, elle a 14 ans et ils en ont 17), très sensible aux injustices et assez agressive à ce sujet. Son père est mort d'une attaque cardiaque et sa mère est un peu surprotectrice, pas de façon exagérée mais quand même, ce n'est pas facile pour aller chasser l'alien.


Le scénariste principal de la saison est Patrick Ness, qui écrit des livres à la base, je ne connais pas tout mais j'ai aimé ce que j'ai lu. Si j'avais su que c'était lui, j'aurais regardé plus tôt.

La série n'est pas parfaite, mais son plus gros défaut est qu'elle n'aura jamais de saison 2, alors qu'elle se finit... je ne dirais pas sur un cliffhanger, mais sur plusieurs changements de status quo assez énorme. Mais si cela ne vous arrête pas, si vous êtes prêts à continuer la série avec des fics ou dans votre imagination, regardez-le, vous ne le regretterez pas !

[Avent] La passe-mirroir

Aujourd’hui je vais vous parler d’une série française de littérature jeunesse qui m’a beaucoup plu et dont j’ai dévoré avec plaisir les trois tomes sortis : La Passe-miroir, de Christine Dabos !
(Pour la petite histoire, il s’agit du premier roman de l’auteur, qui a gagné le concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard jeunesse, RTL et Télérama en 2012. )


(Les couvertures sont superbes !)

Pour reprendre la description de l’auteur, La Passe-miroir est une série littéraire “qui mélange Fantasy et Belle Époque”, avec également un petit côté steampunk pour compenser la magie.

L’histoire se déroule dans un monde fantastique où la terre semble avoir éclaté (comment ? pourquoi ? on commence à en avoir une idée au fil des romans, mais ça reste encore mystérieux) et où l’humanité vit en clans sur des Arches flottantes très différentes les unes des autres, rassemblée autours des Esprit de famille qui ont transmis des pouvoir à leur lignée.
Notre jeune héroïne Ophélie vit sur l’Arche d’Anima où les gens ont le pouvoir d’animer les objets : elle est pour sa part une liseuse, capable de lire le passé des objets en les touchants, mais aussi une Passe-miroir, capable de voyager à travers ces derniers !
Plutôt misanthrope, assez mal fagotée et infiniment maladroite, Ophélie serait très contente de passer sa vie paisiblement à travailler dans un musée… mais on la fiance contre son gré à un inconnu : Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et son Arche, le suivre à la Citacielle, capitale flottante de l’Arche du Pôle.
À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel..

Pourquoi c’est bien ?

J’ai beaucoup aimé la très grande inventivité et l’ampleur de l’univers que l’on découvre au fur et à mesure : les arches, les pouvoirs des différents clans, le mystère des esprits de famille et de leur mémoire vacillante…
La lecture est agréable et rapide, portée par le point de vu d’Ophélie, qui va devoir s’adapter à son nouvel environnement si elle veut survivre, mais aussi apprendre à faire preuve d’initiative et à trouver sa propre voie, grandir et changer…
Je craignais assez le côté “mariage arrangé”, mais au final c’est bien amené et son promis, Thorn, un homme immense, acéré et austère, est intéressant et assez fascinant… même si son insistance à faire cavalier seul est parfois irritante pour le lecteur ! Leur romance met beaucoup de temps à se développer et n’a rien d’évident...
Il y a aussi pleins de personnages secondaires très sympathiques, mais aussi d’autres plus ambivalents mais tout aussi intéressants, comme la vénéneuse Berthilde, la tante de Thorn et favorite du Seigneur Farouk ; Archibald, le dangereux Ambassadeur de la Citadelle… et bien d'autres !

Et quelques fanarts pour finir :

Thorn et Ophélie ainsi que Berenilde et Farouk, par Kappou

Une lecture que je recommande ! Le premier tome est sorti en poche et le quatrième (et a priori dernier) tome est en cours d’écriture, sans date annoncée encore, puisque le tome 3 vient tout juste de sortir.)

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